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- Le choix d'un papier supérieur, en chiffon pur, sans acide, garantissant la pérennité aux œuvres. Il doit être coupé en parties égales à l'aide d'un couteau en bois, pour garder un aspect frangé naturel à la bordure coupée ;
- Les impressions doivent être impeccables, suffisamment contrastées. Les épreuves grisâtres et pâles qui ont été trop essuyées doivent être éliminées ;
- L'encrage doit être uniforme et aucune trace d'encre, non justifiée par le dessin, ne doit apparaître dans les espaces blancs ou sur les marges ;
- Les tonalités doivent garder leur texture raffinée et être constantes d'une épreuve à l'autre. Les aplats doivent être uniformes, sans marbrures, ni picots blancs, les contours bien définis ;
- Les impressions doivent être aussi identiques que possible. Mais les nuances d'une épreuve à l'autre, conséquence inévitable de l'approche manuelle, font de chaque estampe est quelques chose de vivant et d'unique, chose que l'uniformité inhérente à la machine ne peut assurer ;
- La plupart des estampes comportent, autour de l'image, des marges qui donnent le caractère d'intimité propre à l'estampe. Elles doivent être bien équilibrées pour s'intégrer harmonieusement à l'ensemble et permettre cet isolement qui invite l'œil à la contemplation.
Depuis toujours l'estampe a été considérée autant comme un outil de création que comme un procédé d'impression de multiples, mais à tirage toujours limité, numéroté et signé par l'artiste, qui permet la diffusion des œuvres vers un public plus large jouant ainsi un rôle pédagogique propice à l'enracinement d'une culture artistique valorisante, elle est considérée comme un vecteur privilégié du travail des artistes contemporains préservant à l'œuvre son côté créatif et original.
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