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| C'est en Chine, à la suite de l'invention du papier autour de 105 après .JC, qu'apparurent les premières estampes.
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Mais c'est au 1er quart du 7° siècle que remontent les premières traces d'épreuves dites imprimées, des images pieuses (sorte d'ex-voto) appelés les « charmes » bouddhiques, images représentant des bouddhas imprimés à partir de bois gravé sur une feuille par la main des prêtres, pour porter assistance aux malades et aux souffrants. Le secret du papier étaient jalousement garder par les chinois et les contactes entre l'extrême orient et l'occident étant presque inexistante, il a fallut attendre 7 siècles pour que les arabes introduisent la papier en Europe.
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Les premières estampes apparaissent en Europe au 14éme siècle également sous forme d'icône religieuse, puisque tout travail d'impression et de reproduction (texte ou illustration) était sous l'autorité de l'église.
Mais par la suite l'usage de la gravure sur bois sort du contexte religieux pour servir la reproduction de différent type d'image notamment les jeux de Cartes...
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La gravure sur métal quant à elle est arrivée un peu plus tard à la deuxième moitié du 15éme siècle quand l'idée est venue à l'orfèvre Maso Finiguerra (1426-1464) d'encrer ses plaques incisées, destinées à l'origine à faire des nielles, pour reproduire sur papier ses œuvres afin de pouvoir contrôler et fournir à ses client et à ses élèves des échantillons de son style.
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Et nombreux artistes de l'époque se sont servis de cette technique pour fournir des modèles de leur peinture mais ils ne tarderont à découvrir en elle une voie singulière pour la création ainsi la première véritable gravure sur métal revient au peintre italien Antonio Pollaiolo avec « combat d'homme nus » burin vers 1470.
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L'époque de la renaissance avec l'affaiblissement de l'église a été propice au développement de l'estampe permettant aux artistes de crées en dehors des sujets sacrés, et de faire apparaître de nouveau mécènes : les riches familles. Ces riches mécènes font d'avantage de commandes mais demandent aux artistes de leur fournir des modèles de leur œuvre, ce fut alors le rôle de l'estampe. S'adonnant ainsi à la pratique de l'estampe comme moyen de reproduire leurs tableaux les artistes vont découvrir en elle des valeurs artistiques intéressantes.
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A partir de là l'estampe se divisa en deux catégories distinctes ; l'estampe de reproduction qui sert de model et de diffusion des peintures pour faciliter l'obtention des commandes et ainsi faire connaître leur art, et l'estampe de création conçue et réaliser pour elle-même. Cette division nous la constatons avec l'artiste allemand Albrecht Dürer (1471-1528), qui a adopté rapidement cette pratique, et fut le premier à lui attribuer le nom d'Art imprimé.
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De là, Van Rijn Rembrandt (1606-1669) inventa le processus successif dans la gravure qui consiste à travailler l'œuvre par étapes, et grâce à cette liberté acquise par la ligne, alliée à la puissance du contraste du papier blanc et de l'encre noire, il créa un univers complexe qui semble se dissoudre dans le clair-obscur.
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L'estampe fut ainsi introduite dans l'expression artistique et du fait de son principe de multiple, qui lui confère un prix abordable, a affranchie l'Art en le rendant accessible aux classes moins fortunées. Ce sont les portraitistes qui virent leurs commandes affluées, en effet le Classicisme français du 17e siècle se manifesta surtout par une série de portraitistes virtuoses qui affirmèrent la prééminence du trait dans la gravure. Parallèlement l'invention en estampe continu et c'est le peintre Italien Castiglione (1616-1670) qui créa le Monotype en gravure.
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Avec l'artiste espagnole Francisco de Goya (1746-1828) elle avait un rôle moralisateur réagissant contre l'univers de superstition et de décadence sociale qui s'empara de l'Espagne de l'époque, il a utilisé la gravure comme un moyen de traduire le fantastique, et le laid qui fait son entré dans l'art. Et s'est servi de la technique de « l'aquatinte » fort peu utilisé pour donner une nouvelle dimension à ces compositions inquiétantes.
L'anglais William Hogarth (1697-1764) a investit le principe de série pour conter en image des histoires sensées être morale pour la société britannique du 18 éme siècle. Et c'est certainement par les libertés graphiques de la « caricature » que la gravure eût le plus grand rôle dans l'évolution de l'art moderne, alors qu'une « caricature » semblerait encore inconvenante dans la « grande » peinture.
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En 1796 c'est le compositeur de musique autrichien, Aloys Senefelder, qui découvre par hasard la lithographie comme moyen d'impression de ses partitions musicale de manière plus économique que le travail sur le cuivre. En effet c'est quand pressé et en manque de papier qu'il écrit une note à sa blanchisseuse sur une pierre avec de l'encre grasse, et c'est en essayent de l'essuyer que lui vient l'idée de voir ce que deviendrai les lettres écrites en induisant la pierre à l'eau forte et en la noircissant comme les caractères de l'imprimerie. Ne tardant pas à constater que cette technique peut reproduire aussi bien les dessins que l'écriture il invitera les artistes à investir sa découverte dans le domaine de l'art ainsi à la minceur de la plaque de métal s'ajouta l'épaisseur dure et fragile de la pierre lithographique dont l'artiste ne creuse pas mais dessine, peint, trace.... de manière directe. Des artistes, tel le cas de Honoré Daumier, ont fait de la Lithographie l'expression par excellence de leur art.
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Avec l'avènement de la lithographie le domaine de l'illustration des livres de grande valeur connaîtra une extension importante en témoigne les Lithographies d'Eugène Delacroix (1798-1863). Mais elle fut abandonner par les artiste en raison des difficultés qu'ils avaient à s'adapter au dessin sur la pierre elle est ainsi restée plus un moyen de reproduction et d'impression industrielle. Néanmoins les affiches d'Henri de Toulouse Lautrec (1864-1901) montrent que même le domaine de reproduction avait une part artistique.
L'estampe, gravure et lithographie sera entrainer, par l'invention de la photographie, dans le domaine exclusive de « l'Art », son rôle de diffusion et d'information sera repris par cette nouvelle forme de l'image qui détournera sur elle les querelles de l'Art et de la Technique.
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A partir de là, le 20éme siècle sera pour l'estampe décisif, en témoigne la déclaration de Fernand Mourlot (1895-1988), maître lithographe de la première moitié du 20e siècle, c'est « grâce aux artistes, que la lithographie, simple moyen technique de reproduction au départ, est devenue un véritable moyen d'expression, porteur d'un message artistique original.» et, le fait que des artistes peintres tels qu'Henri Matisse (1869-1954), George Braque (1882-1963), Pablo Picasso (1881-1973), René Char (1907-1989) et Marc Chagall (1887-1985), ont fait des ateliers des lithographes leur propre terrain de création et ont été porteur de grande innovation en matière d'estampe.
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Egalement le pop Art viendra élargir les techniques de l'estampe par l'intégration de la sérigraphie, pratique orientale qui date du premier siècle de notre ère gagne enfin l'occident, avec Andy Warhol (1928-1987) qui affirmait : « la sérigraphie est un art aussi honnête que la peinture ». Cette technique était propre à l'industrie de l'image et le Pop Art qui est le mode d'expression issu de la société de consommation a trouvé dans la sérigraphie un symbole de l'esprit d'époque.
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Mais elle trouvera avec d'autres artistes tel Ernest Pignon Ernest (1942) un investissement encore plus poussé rapprochant de plus en plus l'art de la culture de masse.
Nulle époque n'était aussi libre, aussi foisonnante, en création picturale et en investigation des moyens les moins susceptibles de constituer une part de l'œuvre, que l'époque contemporaine. Les artistes feront, ainsi, de l'estampe une terre libre de leur création en mélangeant les techniques introduisant des collages des écrits... et l'exemple d'Antonio Tapies (1923) en dit long sur les tendances contemporaines dans ce domaine.
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Du côté de l'Art Contemporain Arabe, l'estampe reste récente dans notre champ pictural. Néanmoins, l'intérêt pour cette forme plastique s'est déjà éveillé chez certains artistes comme l'artiste irakien Dia Azzawi (1939) qui a consacré une grande partie de son œuvre à la sérigraphie mais également le peintre marocain Mohamed Melehi (1936) qui fut l'un des premiers à s'intéresser à la sérigraphie d'interprétation au Maroc. De son côté le peintre marocain Farid Belkahia (1934) a tenté un nouvel horizon dans la gravure en utilisant la peau comme matrice.

De plus en plus les artistes arabes s'adonnent à l'art de l'estampe avec d'avantage d'ouverture et d'expérimentation à noter que l'artiste Tibari Kantour (1954) se prête à l'art du monotype en gravure toute en expérimentant le papier comme support qu'il fabrique lui même. 0p 33 Tibari en œuvre à l'Atelier Lahkim Bennani.
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Au Maroc, depuis 2002, plus d'une cinquantaine d'artistes plasticiens reconnus ont pu découvrir, appréhender et s'initier à l'art de l'estampe grâce à l'initiative de l'Atelier Lahkim Bennani, unique atelier éditeur qui regroupe en son sein les trois techniques de l'estampe.
Découvrez la collection de l'atelier dans la rubrique « estampes contemporaines ».
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